Sarah Bernhardt

Sortie du Conservatoire en 1862 à l’âge de 17 ans, elle entre à la Comédie-Française puis, en 1866, à l’Odéon. Son triomphe dans le rôle de la reine de Ruy Blas lui vaut d’être rappelée par la Comédie-Française. Victor Hugo la qualifie de  » voix d’or « . Sa voix un peu chantante, avec un léger accent anglais, était très originale pour son époque. Elle obtient un immense succès dans les rôles de Phèdre, de Zaïre, ou dans Hernani.
En 1880 elle démissionne avec éclat du Français et crée sa propre compagnie. Elle tourne dans le monde entier, avec le même triomphe partout, et fait fortune.
Rentrée à Paris, elle y dirige successivement le Théâtre de la Porte Saint-Martin, le Théâtre de la Renaissance voisin, puis loue en 1898 celui qui portera son nom, et deviendra le Théâtre de la Ville. Elle sera la première à créer Lorenzaccio, réputé jusque-là injouable, et l’Aiglon, d’Edmond Rostand, qu’elle jouera plus de deux cent fois de suite. Amputée d’une jambe en 1915, elle joue pourtant sur scène pour le théâtre de guerre, et créée encore Athalie en 1920.
Elle laisse des Mémoires qui ont été traduites dans le monde entier.

De l’auteur:

Share Button