Interview d’Éric MARTZLOFF

À l’occasion de la sortie imminente de son premier roman Héritage maudit, l’auteur Eric MARTZLOFF a répondu à quelques questions, concernant ses sources d’inspiration et sa passion pour l’écriture. On vous laisse découvrir son interview.

Pouvez-vous nous décrire en quelques mots votre parcours ?
Professionnellement, je suis diplômé en informatique et j’occupe actuellement un poste d’ingénieur d’études au sein d’une société éditrice de logiciels hygiène et santé. En parallèle, j’ai touché à beaucoup de choses. Pendant 7 ans, j’ai exercé une activité de photographe professionnel durant laquelle j’étais, en plus des prestations, intervenant auprès d’une société de formation et rédacteur (puis rédacteur en chef) d’un site dédié à la photographie. Mes premiers émois verbaux sont arrivés à ce moment-là, alors que je devais rédiger des articles de test de matériel.

Depuis combien de temps vous écrivez ?
Si on inclut mon expérience de rédacteur évoquée la question précédente, j’écris depuis une bonne dizaine d’année. Pour ce qui est de mon premier roman, l’aventure a démarré en 2012. J’avais besoin d’associer cette envie d’écrire avec ma passion pour les romans policiers ou thrillers.

Qu’est-ce qui vous motive à le faire ?
Certainement le besoin de raconter des histoires, ainsi qu’une partie de moi, à travers des mots. Chaque personnage principal ou secondaire qui intervient dans mon roman a un bout de moi. Les gens qui me sont proches sont capables de les retrouver. Pour un lecteur qui ne me connait pas, c’est une façon de me dévoiler à eux, en toute intimité. Comme un premier rendez-vous, on apprend à se connaitre, on se dévoile un peu. C’est certainement cette relation qui me motive à écrire : rencontrer les gens à travers un texte à défaut de les rencontrer réellement. Certains diront que c’est peut-être égoïste car, finalement, dans une telle relation, on ne parle que de moi. :)))

Quel mot vous définit le mieux ?
Optimiste

Comment procédez-vous pour écrire ? Votre processus créatif ? Partez-vous d’un fait concret, d’un lieu ou d’une personne existante ? Ou bien tout cela sort-il de votre imagination ?
Quand j’écris, je donne une chronologie aux faits qui alimentent l’intrigue. C’est l’autoroute de mon histoire. Par contre, je ne donne aucune directive à mes personnages. Pour chaque chapitre, je connais le point de départ et le point d’arrivée. Au milieu, les personnages ont leur propre caractère, leur propre vie. Je les laisse donc aller au gré de leurs envies et de leurs sentiments. Je leur donne une place très importante, à l’instar de Michael Connelly ou Camilla Läckberg. Il arrive qu’un personnage fasse quelque chose d’imprévu qui remette en cause des éléments parfois acquis.
D’une manière générale, tout ce qui apparaît dans mes textes, individus ou lieux, possèdent une part de réel et une part de fictif. Pour les individus, il arrive que je m’inspire d’amis avec lesquels j’ai échangé sur le sujet auparavant. Si cela les dérange, on peut facilement adapter les choses en conséquence. Pour ce qui est des lieux, l’essentiel de l’action se déroule à Lyon. Résidant dans cette ville, cela me donne des repères visuels afin d’être en situation de confort (comme à la maison) et me concentrer sur l’intrigue et l’interaction entre les personnages. Cela dit, je reste dans le même esprit mêlé de réel et de fiction.

Parlez-vous à vos proches de vos projets d’écriture ?
Oui, je partage la passion de la lecture de romans noirs avec ma mère. Mes parents, ma femme et mon fils sont mes premiers soutiens. Et leur fierté est source de motivation. Surtout quand mon fils annonce à son professeur de français que son papa écrit des romans, alors que je viens juste de signer pour le premier.

Quels sont vos passions, vos loisirs ?
Je suis un geek. J’ai grandi avec les nouvelles technologies. Je ne me cache pas sur le fait que je joue encore aux jeux vidéos, avec mon fils dans un premier temps et seul ensuite. Dans cet univers virtuel, mes besoins ont changé avec le temps. Passé les jeux d’actions et de sport, je me perds plus facilement jusque tard dans la nuit sur des aventures aux scénarios bien construit où, bien que ce soit de l’intelligence artificielle, la moindre décision à un impact sur l’histoire ou la relation avec un personnage. Certains parlent de films interactifs avec des budgets parfois bien supérieurs à ceux du septième art. C’est très enrichissant, parfois inspirant. D’ailleurs, l’idée d’un de mes personnages secondaire m’est venue à l’issu d’une aventure vidéo-ludique.
Une de mes autres passions est la musique, essentiellement Rock et Métal. Je pratique la guitare lorsque j’ai le temps. Je ne me prétends pas forcément musicien car je n’ai pas l’assiduité et surtout le temps pour être capable de jouer des morceaux complexes. Par contre, une rythmique et quelques accords sont dans mes cordes pour accompagner quelqu’un autour d’un feu ou lors d’une soirée. Je suis un très mauvais chanteur !

Avez-vous un livre fétiche ? Ou un auteur fétiche ?
Sans hésitation « Nous rêvions juste de liberté » d’Henri Loevenbruck. C’est le seul roman qui m’a retourné les tripes, car le personnage principal me parlait énormément.
Pour ce qui est d’un auteur, sans hésiter Sonja Delzongle. Je suis fan de son personnage Hannah Baxter, profileuse très rock’n’roll. Mais avant tout, c’est le côté humain de Sonja qui est devenue confidente et conseillère sur l’un de mes projets.

Que pensez-vous de l’édition numérique ?
Il y a un adage qui dit qu’il faut vivre avec son temps. Mais au-delà de cette phrase, le numérique est aujourd’hui un élément essentiel de notre société. Nous sommes à une époque de dématérialisation de ce qui peut l’être. Évoluant au quotidien dans l’informatique, c’est un besoin de toutes les entreprises pour qui ce choix est économique plus qu’écologique.

Quels sont vos projets d’écriture : un nouveau roman est-il en cours ?
Évidemment ! Je ne peux cesser de créer. Il y a tout d’abord la suite de mon premier roman ou Adam et Valentine, le duo du premier roman, vont être confronté à d’autres atrocités. J’ai aussi commencé à travailler sur un roman héroïc-fantasy. Ce travail est plus long, plus complexe, car il faut aussi créer le monde dans lequel les personnages vont évoluer : géopolitique, climat, architecture, races humanoïdes, monstres, magie, système commercial… Celui-ci prendra le temps qu’il faut car je laisse les idées venir à moi.
J’ai aussi un projet de série télévisée co-écrit avec un ami. Celui-ci traite de l’homosexualité en général, la masculine en particulier. Nous croyons en ce projet et au message que nous voulons transmettre, certaines personnes du milieu sont derrière nous mais nous sommes confronté à la frilosité des diffuseurs. Malgré tout, mon collègue et moi gardons espoir.

Pour finir, craignez-vous l’avis des lecteurs et lectrices sur votre travail ?
Je pars du principe qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. Ce n’est donc pas de la crainte, mais de l’impatiente qui m’habite. J’ai hâte de rencontrer ceux qui me découvrent à travers les mots, qu’ils aient aimé ou non. Une critique négative, mais constructive est très enrichissante pour un auteur. Alors qu’un « c’est de la merde » comme on peut voir parfois sans plus d’explication n’apporte rien au débat.

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