Interview de Richard Louis

Trois romans policiers de Richard Louis vont être publiés très prochainement aux éditions La Liseuse : un inédit Mortelles papalines, dont l’action se déroule à Avignon ; et deux rééditions : Le miroir aux fruits de la passion et Les pâtes à la carbonari.

L’auteur Richard Louis a répondu à nos questions, qui vont vous permettre de découvrir qu’il a plus d’un atout pour séduire son lectorat. Nous espérons que vous aussi, vous serez conquis !

Pouvez-vous nous décrire en quelques mots votre parcours ?

Je suis né à Lyon le 8 octobre 1957.

Issu d’une famille de restaurateurs traiteurs, organisateurs de réceptions, j’ai dirigé pendant huit ans le restaurant familial au cœur d’Avignon avant de revenir à la communication, suite logique de mes études.  

Je suis depuis trente ans conseil en communication d’entreprises régionales et nationales, spécialisé dans les métiers de bouche (je préfère dire « de goût »).

Je vis depuis plus de dix ans au pied du Mont-Ventoux, le « géant de Provence » et j’ai même déplacé il y a trois ans mon agence d’Avignon à Pernes-les-Fontaines, un joli village provençal, pour un meilleur confort de vie.

La bonne chère et l’écriture sont mes deux passions et c’est donc tout naturellement que j’ai commencé à écrire des romans dont le héros, Michel-Arthur-Chevalier (Mac pour les intimes) cuisinier policier ou le contraire, est chef des cuisines de Matignon et membre d’une brigade d’intervention confidentielle sous les ordres directs du Premier ministre.

J’y mélange allègrement l’art culinaire à l’intrigue historique et policière pour ravir autant les méninges que les papilles, puisque, pour prolonger le plaisir, j’y glisse une cinquantaine de recettes de cuisine que j’ai concoctées ou dégustées.

Mes romans sont donc des livres où l’on meurt certes,… mais jamais de faim !

Comment vous est venu l’envie d’écrire ? À quelle période ?

J’ai écrit des poèmes, à l’âge où tous les ados en écrivent ; des slogans et des textes publicitaires par la suite.

Mais « l’envie d’écrire » a réellement pour point de départ le théâtre. J’ai pris des cours à Avignon, capitale mondiale du théâtre, et joué pendant de nombreuses années. Une de ces années-là, nous avions joué une pièce de boulevard que tous les comédiens avaient adorés mais à laquelle il manquait une suite. Devant notre déception, je me suis proposé de l’écrire. Ayant un travail et n’écrivant que tôt le matin, il m’a fallu deux ans pour arriver au bout. Entre temps, certains comédiens étaient partis et notre professeur avait complètement changé de registre. Elle n’a donc jamais été jouée, mais le goût et l’envie d’écrire étaient là !

Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

Pour l’aventure : Bob Morane et son inséparable Bill Ballantine.

Pour l’histoire : la série des Tout l’univers.

Que représente l’écriture pour vous ?

Une « respiration », au même titre que la lecture d’ailleurs. Il est impossible de ne pas lier les deux.

Pour écrire, avez-vous besoin d’une certaine ambiance, de conditions de travail particulières ?

Le matin tôt, aucun bruit dans la maison, ma chatte sur une chaise à côté de moi (elle croit jouer le rôle de muse. Je ne lui ai jamais dit que l’inspiration ne venait pas d’elle, ça lui ferait de la peine !)

D’après vous, quelles sont les principales qualités qu’un auteur doit posséder ?

La persévérance !

Persévérer quand on doute, persévérer quand on trouve ce qu’on lit tellement meilleur que ce que l’on écrit, persévérer quand on n’a plus aucune idée pour écrire.

Persévérer et croire en soi, et continuer de lire, de s’ouvrir, d’échanger, de se nourrir des autres.

Quand vous commencez à écrire une histoire, la connaissez-vous en entier ou bien improvisez-vous au fur et à mesure ?

Joker ! Merci de voir cela avec mon éditrice !
(Je confirme qu’il y a eu quelques changements sur la fin de Mortelles papalines !)

En fait, j’ai un fil conducteur (pas très épais parfois, j’en conviens !), une idée, un point de départ (et bien souvent, pas de point d’arrivée – voir la première ligne !) et puis soudain, un matin de (très) bonne heure, les doigts s’agitent sur le clavier de l’ordinateur et les premiers mots, les premières phrases de ce qui n’est pas encore une histoire, apparaissent, disparaissent, reviennent, pour petit à petit se transformer en paragraphes, en chapitres. Les chapitres se partagent en plusieurs récits. Les dialogues s’installent. Le héros arrive…

Je découvre cette histoire que j’écris. C’est « magique » !

Quels sont vos passions, vos loisirs ?

J’aime beaucoup chiner le week-end (surtout le samedi où, au fond de la place sur laquelle la brocante est installée, un écailler propose à la dégustation de délicieuses huîtres du Bassin de Thau accompagnées d’un Picpoul de Pinet, un vin blanc du Langudoc !).

Lire, voyager, aimer…

À définir en un mot, quelle est la plus facile et la plus difficile chose concernant l’écriture ?

Écrire !

Quels sont vos projets d’écriture à venir ?

Transformer mon premier écrit (la fameuse pièce de théâtre) en roman et poursuivre les aventure de Mac, mon héros gastronome.

Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

http://richardlouis.fr

https://www.facebook.com/RichardLouis.Auteur

r.louis@mac.com

Share Button