Les femmes et les livres

Plusieurs études récentes affirment qu’en France et en Europe les femmes lisent plus de livres que les hommes, font plus régulièrement partie de club de lecture, fréquentent plus souvent les bibliothèques, achètent plus de livres, suivent plus de cours d’écriture créative, et probablement écrivent plus d’œuvres de fiction que les hommes. Il suffit d’ailleurs de jeter un coup d’œil sur la liste des meilleures ventes des sites en ligne, pour se rendre que les auteurs femmes sont généralement plus représentées que les hommes dans le genre romanesque.

En considérant la littérature dite de genre, qui autrefois était considérée comme masculine, les lectrices et écrivaines sont, là aussi, largement représentées : de la science-fiction, et autres histoires de zombies, aux romans à suspense, d’horreur, de guerre, y compris une myriade d’autres sous-genres.

D’après une étude réalisée par le Centre national du livre (CNL) – Ipsos en 2015, 70% des lecteurs sont en réalité des lectrices. D’après les statistiques, cette disparité serait due aux intrigues de ces romans, aux personnages, aux idées, aux songes, aux expériences et aux valeurs véhiculées ; le tout étant plutôt modelé pour refléter un point de vue féminin.
Même si vous enlevez celles qui ne lisent que des histoires d’amour, de la romance ou ses nombreux dérivés qui ciblent quasi exclusivement les femmes, eh bien, les lectrices continuent toujours à dépasser les lecteurs, en nombre.

Pourquoi le nombre de lectrices est-il plus important ?

Les femmes sont progressivement devenues plus lectrices que les hommes et, depuis une trentaine d’années, l’écart de lecture est constant entre les hommes et les femmes.

C’est principalement le décrochage masculin, par rapport aux livres, qui a amené à une féminisation du lectorat, plus qu’une réelle augmentation des pratiques de lecture chez les femmes. Même si d’autres paramètres entrent en compte. […]

Le niveau de participation à la vie culturelle, pratiques de lecture inclue, est étroitement lié au niveau de diplôme des individus. Le fait que les femmes aient bénéficié d’importants progrès de la scolarisation [les femmes font plus d’études et des études plus longues qu’il y a 50 ans] est une des raisons qui les a conduite à être plus nombreuses à lire, ou à lire plus dans certaines catégories sociales. […]

Pourquoi y a-t-il plus de femmes dans les métiers du livre ?

Séverine Forlani explique dans son mémoire intitulé Femmes, pouvoir et bibliothèques : l’accès aux hautes fonctions dans les bibliothèques françaises que c’est dans l’entre-deux guerres que la profession a commencé à se féminiser. Les guides des carrières féminines insistaient alors sur l’intérêt du métier de bibliothécaire pour les jeunes femmes.

D’après une enquête faite dans le secteur de l’édition en 2013 :

– 74 % des effectifs sont des femmes (proportion stable d’une année sur l’autre)

– On compte 80% de femmes parmi les employés et techniciens et 71% chez les cadres

Certains métiers sont très majoritairement féminins :

– 100 % chez les documentalistes iconographes

– 93 % chez les attachés de presse et les assistants commerciaux

– 89 % chez les assistants d’édition

 

Nous vous invitons également à consulter ces documents, pour approfondir le sujet:

Enquête d’Oliver Donnat

La Féminisation des pratiques culturelles

Sociologie de la lecture

Les sources utilisé pour cet article:

https://www.huffingtonpost.com/warren-adler/why-do-women-read-more-no_b_5830852.html

https://goodereader.com/blog/e-book-news/women-represent-75-of-the-most-active-digital-readers

http://www.centrenationaldulivre.fr/fr/ressources/etudes_rapports_et_chiffres/les_francais_et_la_lecture/

http://www.lesmetiers.net/orientation/p1_431127/les-femmes-dans-l-edition

Par TINYALI Imane.

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